Assurance-vie et assurance-décès : quelles différences ?

Bien que leurs dénominations soient proches, l’assurance-vie et l’assurance-décès sont deux dispositifs différents. Si tous deux permettent de transmettre des sommes à des proches que l’on souhaite protéger, dans un cadre fiscal avantageux, le fonctionnement de ces deux contrats est bien distinct, tout comme leur logique même.

En effet, l’assurance-vie est un acte d’épargne (autrement dit un placement financier), tandis que l’assurance-décès est un acte de prévoyance.

L’assurance-vie

L’assurance-vie est souscrit dans l’objectif de se constituer un patrimoine sur le long terme. Il s’agit d’un placement financier. Le contrat n’est pas limité dans le temps.
L’assuré constitue son capital par un apport initial et/ou un abondement régulier, et chaque année, ce capital est augmenté des intérêts versés par l’assureur au titre du rendement du fond euros et/ou des plus-values générées s’il s’agit de contrat multi-supports.

Le capital peut être retiré par le souscripteur avec des avantages quant à la taxation de la plus-value en fonction de la durée de détention. En cas de décès, l’assureur versera aux bénéficiaires le capital constitué, avec un abattement fonction de l’âge de l’assuré lors du versement des primes.
Ainsi, l’assurance vie est un placement financier de long terme caractérisé par sa souplesse (choix de la répartition entre fonds euros et Unités de compte, arbitrage possible à l’intérieur de l’unité de comptes), sa fiscalité attractive sur les plus-values en fonction du temps de détention et son avantage successoral conséquent.

L’assurance-décès

L’assurance-décès vise clairement la protection de ses proches en cas de décès. Le décès est l’objet du contrat, i.e. le risque assuré. Toutefois, toutes les causes de décès ne sont pas assurées, certains contrats ne couvrant que les causes accidentelles en excluant les maladies.
Le contrat d’assurance-décès prévoit le versement d’un capital en cas de décès de l’assuré intervenant dans un certain délai pour un contrat temporaire, ou indéfiniment dans un contrat permanent.
Le capital est constitué par des versements périodiques le plus souvent, bien qu’un versement unique soit possible. Les cotisations sont fixées à la signature du contrat, en tenant compte des objectifs du souscripteur, de son âge, de son état de santé… L’exécution du contrat, une fois le risque réalisé, peut se traduire par le versement d’un capital ou d’une rente.

Si le décès ne survient pas durant le contrat, les cotisations sont perdues, le risque assuré ne s’étant pas produit.

Ainsi, l’assurance décès ne constitue pas un placement financier et n’a pas vocation d’épargne, mais bien un outil de prévoyance puisque le contrat peut être à fonds perdus si le risque ne se réalise pas dans les conditions prévues au contrat.

Si la logique de ces deux contrats est bien différente, l’utilité de l’un et de l’autre n’est pas à démontrer. Ils offrent tous deux des avantages de transmission d’un capital à ses proches.

Le contrat d’assurance décès a bien vocation première à couvrir un risque de décès au profit du ou des bénéficiaires, tandis que l’assurance vie est un placement disponible qui offre, notamment, un avantage successoral.

Eric Sabrié, Auteur de l’article

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