Chine : la production industrielle en hausse, l’économie en meilleur forme

La période estivale en Chine a montré des signes très rassurants au niveau de son économie,  notamment  en termes de production industrielle et de vente au détail. Ce résultat est le fruit du travail du gouvernement chinois qui a fait en sorte que la consommation intérieure et le secteur des services constituent le moteur de la croissance.

Une production industrielle en hausse

L’économie chinoise a donc vu au mois d’août sa production industrielle augmenter de 6,3% sur un an. Ces chiffres restent bien au-delà de la hausse de 6% du mois de juillet.

Ces chiffres provenant du Bureau national des statistiques (BNS) s’expliquent par une série de mesures prises par le gouvernement pour réduire les surcapacités industrielles, en quelque sorte l’excédent de production qui n’a pas été écoulé.

En effet, il était question de diminuer les stocks des entreprises, de diminuer l’endettement et d’abaisser les coûts. De plus, une des mesures radicales qui a été adoptée était de se débarrasser de certaines sociétés qui ne pouvaient survivre qu’avec des subventions qui leurs sont accordées.

Par ailleurs, la consommation des ménages s’est accrue puisque les ventes au détail ont grimpé de 10,6% alors que certains économistes prévoyaient une stabilité.

En effet, l’action de la banque centrale de favoriser et d’assouplir l’accès au crédit a contribué à cet accroissement et, par conséquent, à la croissance économique chinoise au deuxième trimestre qui a atteint 6,7%.

Concernant la croissance des investissements en capital fixe, ceux-ci représentent principalement les fonds dépensés dans les infrastructures, l’immobilier et d’autres actifs physiques.

Un décalage entre secteur public et secteur privé

Actuellement, près de la moitié du PIB chinois provient des services et ce secteur constitue le moteur de l’activité économique.

Les entreprises publiques continuent d’investir comme en témoigne une hausse de 21,4% des investissements sur les premiers mois de l’année.

En revanche, le secteur privé pâti toujours, avec une croissance qui se chiffre à 2,1%, qui s’explique notamment par un ralentissement de la construction immobilière et des surcapacités de production, que le gouvernement s’est mis en tête de réduire.

Le décalage reste tout de même important entre secteurs public et privé.

Cette nouvelle économie bénéficie actuellement d’une croissance rapide, comme l’a souligné un membre du BNS. Néanmoins, la transition vers ce nouveau mode de développement, porté par le marché des services et de la consommation, doit faire face à des réformes structurelles qui tardent à se concrétiser et qui pourraient ralentir cette bonne dynamique.

Au vu des chiffres présentés qui semblent montrer une économie en meilleur forme, les perspectives tendent à  s’améliorer pour l’avenir, ce qui devrait permettre au gouvernement d’atteindre son objectif de croissance de 6,5% cette année.


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