comparer assurance-vie

Pourquoi souscrire une Assurance-vie ?

Une assurance-vie est un placement qui offre plusieurs avantages fiscaux (pas de fiscalité sur les plus -values tant qu’on ne retire pas d’argent excepté la CSG-CRDS sur le rendement des fonds euros, fiscalité dégressive sur la plus-value lors des retraits avec l’ancienneté du Contrat et des avantages sur la succession), une multitude de supports financiers diversifiés (OPVCM actions, obligations, mixtes, fonds immobiliers, fonds garantis en Capital, …) et peut répondre à divers objectifs patrimoniaux (financement des études des enfants, gestion d’un Capital, revenus complémentaires à la Retraite, …). Chaque Assureur-Banquier propose une ou plusieurs Assurances-vie. Il existe plus de 450 contrats d’assurance-vie en France : comment les comparer, avec quels critères et comment déterminer son choix ?

Des critères de sélection pour comparer : les frais, en premier ?

On a tendance, dans un premier temps, à s’orienter, comme premier critère, sur les frais du contrat (frais sur versement et frais de gestion). Ils peuvent en effet être un critère de sélection mais le plus important n’est pas sur ce point. D’abord s’assurer de la solidité de l’assureur ; il ne faut pas oublier que lorsqu’on souscrit ce type de contrat cela revient à prêter notre argent à la compagnie qui va elle-même placer cette argent pour nous : nous devenons en réalité « Créancier ». Je vous laisse imaginer ce que devient le créancier si l’assureur fait faillite.
Ensuite, il est important de vérifier la bonne  réactivité du service administratif de l’assureur. En effet, lors de retraits, ou dans le cas extrême en cas de décès, la rapidité d’exécution des virements de fonds est importante et appréciée.

Comparer une assurance-vie : La performance passe par une bonne gestion.

Le point essentiel réside dans le choix et la gestion des supports d’investissement : faut-il investir dans des Unités de compte (UC) qui sont en réalité des parts d’OPCVM Actions, obligations, un mixte des deux ou des fonds Immobiliers, (SCPI, OPCI, SCI), ou dans des Fonds €uros (garantis en Capital) ? Avec quelle ventilation ? Comment gérer par la suite le suivi de cette allocation ? Les bonnes réponses à ces questions maximisent les chances d’une bonne performance de rentabilité.
Il faut donc regarder dans un premier temps, quels sont les supports « Fonds €uros » disponibles dans le Contrat. Y en a-t-il plusieurs, quelles performances passées ont-ils réalisé, quelles sont les projections de rendement sur les prochaines années, dans quoi sont-ils investis ?
Un Fonds €uro qui baisse en rendement depuis 5 ans d’une manière régulière, investi à plus de 65% sur des Obligations d’Etat et qui offre un rendement d’environ 2.5% en 2014 est à proscrire. Sa performance future a de grandes chances de continuer à baisser inexorablement.
Une fois cette première étape achevée, regardons l’offre d’Unité de comptes proposée par le Contrat. Généralement, les OPCVM connus sont toutes présentes (Carmignac patrimoine, Eurose C, Convictions Premium, …). Y en a-t-il des originales ? Propres à ce Contrat ? Certains fonds notamment immobilier peuvent se retrouver que dans un seul Contrat. Si sa performance passée ainsi que sa structure d’investissement et ses projections sont pertinentes, cela peut devenir un critère de sélection. Une large offre et quelque peu original est donc un plus. Il ne reste plus qu’à sélectionner ses différents supports. Exercice plutôt aisée qui doit trouver des réponses dans son niveau de prise de risque et son niveau de vigilance de la volatilité (variation à la hausse et à la baisse) des performances. Les diverses notations attribuées aux OPCVM avec leur potentiel de perte/hausse  à travers notamment des sites comme « Quantalys » peuvent aider dans la construction se son allocation. C’est aussi le rôle d’un Conseiller en Gestion de Patrimoine ainsi que d’en assurer le suivi c’est-à-dire la gestion. Indispensable pour prétendre d’une bonne  performance dans la durée, la politique d’arbitrage (vente, sécurisation, achat, …) ne doit pas être négligée. Des options de sécurisations automatiques des plus-values (« écrêtages ») ou encore de ventes pré-définies en cas de dépassement de seuil peuvent être mis en place afin de la faciliter et de la rendre la plus réactive possible. Mais les « machines » ont leur limite…

Ne pas négliger la clause bénéficiaire…
Autre critère de sélection, le fait de pouvoir personnaliser sa « clause bénéficiaire » c’est-à-dire déterminer qui sera le bénéficiaire de cette épargne en cas de décès. Nous avons tendance à aller au bon sens et à indiquer le conjoint puis les enfants mais en réalité de par les changements de règles juridiques (Réponse Bacquet ») de ces dernières années et la structure familiale propre à chacun (régime matrimonial, nombre d’enfant, 1er lit, 2ème lit,…), il n’est pas du luxe de se faire conseiller sur ce point ou du moins de s’y pencher.

Pour finir,  les frais doivent être proportionnels à la qualité de toutes les caractéristiques du Contrat. Si un Conseiller vous accompagne dans le choix de l’assurance-vie, l’établissement de la répartition et la sélection des supports (Fonds €uros, UC), l’élaboration de la clause bénéficiaire personnalisée ainsi que le suivi rigoureux dans la gestion, tout cela dans une stratégie cohérente d’ensemble, la rémunération de 5% peut être justifiée à contrario, il est logique qu’elle tende vers 0.

Harcelés régulièrement par nos Banquier pour en souscrire, l’assurance-vie n’est pas un placement à choisir à la va-vite. Ces multiples paramètres doivent être analysés avec précision. Sa stabilité juridique (encore combien de temps) et ses différents avantages fiscaux en font un outil patrimonial percutant pour répondre à diverses problématiques. A condition de bien la choisir…et de la suivre dans le temps.

Edouard Vieilfault

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