conseiller financier

Il arrive parfois que les conseils de son banquier ne semblent pas correspondre à ses besoins immédiats : manque de disponibilité, connaissances limités des dispositifs fiscaux, rattachement à une seule offre de produits et services … Lorsque l’on souhaite se constituer un patrimoine immobilier, que l’on reçoit un héritage ou encore que l’on décide de se constituer un complément de retraite, le recours à un conseiller financier est une solution pertinente.

Toutefois, il n’est pas évident de choisir son futur conseiller financier. Comment le sélectionner ? quels critères doivent guider notre choix ? Autant de questions doivent se poser alors, d’autant plus que les responsabilités qui lui sont confiées sont importantes et auront des conséquences sur notre patrimoine.

Nous vous proposons de vous guider pour faire le bon choix et déterminer sereinement le conseiller financier qui vous conviendra.

Le conseiller financier ou Conseiller en Gestion de Patrimoine Indépendant (CGPI), doté de compétences dans les domaines de la finance, de l’assurance, de l‘immobilier et du droit, présente l’avantage de ne dépendre d’aucun réseau, banque ou compagnie d’assurance. On attend donc de lui qu’il propose des solutions financières adaptées à notre situation personnelle, en toute objectivité.
Toutefois, tous ne se valent pas et il peut être difficile de repérer le professionnel qui saura vous accompagner pour mener à bien vos projets.

Nos conseils pour choisir un conseiller financier de confiance

Un conseiller financier doit être agrée par les organismes professionnels

Il n’existe aucune définition légale du conseiller en gestion de patrimoine ce qui n’empêche la profession d’être contrainte par les pouvoirs publics. Par ailleurs, pour répondre aux exigences des consommateurs et assurer la réputation de leur activité, les conseillers financiers ont du s’organiser et assurer leur formation.

Pour choisir un conseiller financier sérieux et professionnel il doit répondre à certains critères :

  • avoir le statut de « Conseiller en Investissements Financiers » (CIF)
  • adhérer à une association professionnelle bénéficiant de l’agrément de l’AMF (Autorité des Marchés Financiers)
  • avoir un casier judiciaire vierge, et être assuré (responsabilité civile)
  • être enregistré à l’ ORIAS (registre des intermédiaires en Assurance, Banque et Finance) en qualité de courtier en assurances.

Le conseiller financier doit être multicarte

La qualité des conseils fournis par le CGPI dépend de la diversité des placements possibles (actions, assurance-vie, immobilier …) et des supports proposés.
Il est donc conseillé de choisir un conseiller qui exerce en “architecture ouverte” proposant des dispositifs de gestion vastes.

La lettre de mission doit correspondre exactement à vos demandes

Le conseiller financier professionnel ne se contentera pas de paroles mais saura mettre par écrit les éléments échangés lors de vos entretiens. Par un Document d’Entrée en Relation (DER), le conseiller fixera clairement ses mentions légales et ses agréments. Ensuite, une Lettre de Mission sera rédigée, laquelle positionnera vos objectifs, vos besoins puis les préconisations précises de votre conseiller financier. Sans oublier le montant des commissions qui lui seront attribuées.

Plus le document sera fourni et détaillé, plus vous pourrez estimer le travail du conseiller. En outre, ce document, ainsi que tous ceux fournis par le CGPI vous serviront de socle pour vos réflexions personnelles quant à la réalisation de vos objectifs.

Les commissions doivent être raisonnables

Là encore, aucune règle juridique ne préside à l’établissement des commissions du CGPI. Entre ceux dont les commissions sont astronomiques et ceux “low cost” dont les tarifs défient toute concurrence, il est parfois ardu de s’y retrouver.
N’hésitez pas à demander précisément aux conseillers le détail de ses commissions tout comme la composition de ses frais. Frais de gestion, frais d’entrée et de sortie, frais de transfert … ne laissez rien au hasard.

Ne négligez pas les voies de recours

La possibilité d’user des voies de recours existantes doit être présente sur les documents remis par votre conseiller financier. Si ce n’est pas le cas, n’hésitez pas à les réclamer.
Le conseiller doit être assuré au titre de sa responsabilité civile professionnelle mais également couvert par celle de son association d’appartenance. Ainsi, ce sont deux ligne d’assurance qui sont là pour vous couvrir en cas de mauvais choix du conseiller et de dommage sur votre patrimoine.

Eric Sabrié

Eric Sabrié, Auteur de l’article

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