2 critères primordiaux pour choisir votre conseiller en gestion de patrimoine

Cette semaine, nous traiterons, au cours de notre Webinar « Conseiller indépendant ou banquier, faites le bon choix ? », des critères à prendre en compte pour choisir le type d’interlocuteur qu’il nous faut pour nous conseiller sur la gestion de notre patrimoine.

Parmi ces critères, nous en traiterons deux qui, aujourd’hui, sont primordiaux : L’offre de produits à disposition du client et la responsabilité légale du conseiller.

Offre de produits : Privilégier l’indépendance du conseiller ?

Comme nous avons déjà pu le dire précédemment dans nos articles centrés sur ce prochain webinar, une des différences majeures entre le banquier privé et le conseiller indépendant est l’appartenance à un réseau.

Le banquier privé fait partie du réseau de son établissement. Cela lui donne l’opportunité de faire appel aux services de sa banque de détail (par exemple, pour offrir des taux d’emprunt compétitifs à un client en particulier). En revanche, les produits qu’il pourra proposer à son client se cantonneront à ceux conçus par son réseau.

Le conseiller indépendant travaille à son compte, il choisit lui-même les sociétés qui lui fourniront les produits à proposer. Cela permet au client du conseiller indépendant (ou CGPI, pour conseiller en gestion privé indépendant) d’avoir accès à un choix plus large et diversifié.

Qui plus est, le CGPI pourra librement choisir le produit le plus performant dans une même gamme, alors que le banquier privé devra se contenter de proposer celui de son réseau. L’assurance-vie est un exemple particulièrement intéressant ici, notamment via son fonds Euro. Les fonds Euro proposés par les réseaux bancaires sont taillés sur le même modèle qui voit son rendement baissé depuis plusieurs années. Un CGPI pourra être en mesure de s’adresser à d’autres interlocuteurs pouvant proposer des fonds Euro à la gestion plus innovante.

Quoi qu’il en soit, banquier privé ou conseiller indépendant se doivent tous les deux de faire preuve de transparence vis-à-vis du client. Le meilleur intermédiaire est avant tout celui qui révèle l’ensemble des avantages et des inconvénients du produit à son client, pour lui permettre de souscrire en toute connaissance de cause.

N’oublions jamais qu’avant de s’occuper de l’intérêt du client, les banques pensent déjà au leur. L’intérêt d’une banque privée, pour le réseau, est avant tout de pouvoir vendre des produits « haut de gamme » afin de réaliser un profit maximum sur l’année en cours. Le conseiller indépendant doit évidemment lui aussi maximiser son profit, mais il sera moins enclin à la faire au détriment de son client (pour des raisons de taille de portefeuille Client et de responsabilité légale). C’est évidemment un facteur à  considérer dans le choix de son interlocuteur. Dans la mesure du possible, il faut privilégier celui qui ne nous vendra pas le produit « à la mode » dans le but unique d’améliorer sa marge !

Choisissez un conseiller légalement responsable envers vous !

Cela paraît ridicule comme critère mais posez-vous la question :

Votre conseiller vous a-t-il prouvé, document à l’appui, sa responsabilité légale envers vous ?

Les années 2000 ont été marquées par de nombreux scandales financiers, la plupart avec de grandes banques en plein milieu. Il y en a eu également du côté des conseillers indépendants mais en nombre plus restreint. Pourquoi ?

Un banquier privé engage la responsabilité de son établissement quand il vous prodigue un conseil et vous fait souscrire un produit. Cela peut être rassurant pour certains, qui considère les banques comme des mastodontes indétrônables. Mais, quand on y réfléchit, le rôle des banques est de se couvrir au maximum contre de potentiels litiges juridiques, au point de rendre incompréhensible les risques pris par le client, et la responsabilité qui incombe à l’établissement.

Le conseiller indépendant officie avec un statut bien particulier, celui de CIF (Conseiller en Investissements Financiers) où la régulation est très clairement présentée au client, qui ne peut pas ignorer ses droits face à son interlocuteur. A titre d’exemple, un conseiller indépendant est obligé de faire signer une lettre de mission au client, avant même de lui prodiguer un quelconque conseil.

Cette lettre a un objectif et un seul : Mettre le client au courant des articles de loi le protégeant (tirés du règlement général de l’Autorité des marchés financiers), de la façon dont son conseiller sera rémunéré, et lui demander son accord écrit indiquant qu’il accepte ses conditions.

Pour faire simple, le banquier privé n’a aucune obligation légale particulière de vous expliquer comment il sera rémunéré sur le produit qu’il vous propose, le conseiller indépendant en a une.

Nous reviendrons plus en détail sur ces deux points lors de notre prochain webinar.

A jeudi !


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