Investir dans un parking, est-ce un bon plan ?

L’investissement locatif reste un placement à privilégier lorsque l’on souhaite obtenir des revenus complémentaires de manière régulière. Alors que la plupart des villes françaises affichent des diminutions du prix de la location au m², certains investisseurs cherchent à booster leur rendement et choisissent d’investir sur des alternatives à l’immobilier d’habitation, telles que des places de stationnement. Mais investir dans un parking s’avère-t-il un placement rentable ?

Investir dans un parking : un faible « ticket d’entrée » et des rendements intéressants

L’investissement parking permet d’investir sur un véhicule immobilier, tout en modérant la mise de départ. A Paris, le prix moyen pour un emplacement de stationnement est de 25 000 € : les prix débutent à 15 000 € dans le 19ème et le 20ème arrondissement pour ensuite s’envoler à 50 000 € dans le 7ème arrondissement (source : Chambre des Notaires de Paris en 2013). Les prix deviennent plus attractifs si l’on s’éloigne de la capitale avec un investissement moyen est de 15 000 € en proche banlieue et en province.

En retour de cet investissement, les loyers s’échelonneront de 50 à 200 € par mois. En devenant propriétaire d’emplacement de stationnement, les rendements attendus sont plutôt intéressants dans l’absolu, entre 6 et 10% par an (contre en moyenne 3% pour des biens d’habitation).

Avec un risque de dégradation quasi nul et un coût d’entretien faible, investir dans un parking semble être une bonne formule à condition de s’armer de patience pour le rentabiliser.

Une fiscalité à prendre en compte

Comme pour tout propriétaire-bailleur, les investisseurs en emplacements de stationnement sont soumis à une imposition, à commencer par les loyers perçus qui sont soumis au régime des revenus fonciers. En revanche, si l’ensemble des revenus perçus ne dépassent pas 15 000 €, le régime du micro-foncier s’applique de plein droit. Dans ce sens, le contribuable bénéficie d’un abattement de 30% sur les revenus perçus qu’il déclarera.

Les places de parking entrent dans le cadre des propriétés bâties. Par conséquent, le propriétaire est redevable de la taxe foncière. De son côté, le locataire doit s’acquitter de la taxe d’habitation, sauf si l’emplacement de stationnement qu’il loue est situé à plus d’un kilomètre de sa résidence principale.

Par ailleurs, le code général des impôts prévoit un règlement de TVA si les revenus perçus dépassent 32 900 €. Le cas échéant, c’est le taux en vigueur de 20% qui s’applique.

Enfin, à la revente, si la place de parking a dégagé une plus-value, cette dernière est imposable au taux maximum de 34,5% (19% + 15,5% de prélèvements sociaux). L’impôt sur la plus-value ne concerne pas les détentions de plus de 22 ans. Après 30 ans de détention, les propriétaires sont exonérés de prélèvements sociaux.

Ne rien négliger, meilleur moyen d’éviter les mauvaises surprises 

La règle fondamentale pour tout investisseur est de diversifier ses placements, de manière à ne pas avoir tous ses œufs dans le même panier. Il en va pour les places de parking.

Investir dans un parking sur plusieurs emplacements permet de limiter le risque, principalement la vacance locative : un ou deux emplacements loués viendront compenser la perte liée à une absence de locataire. Le rendement sera simplement revu à la baisse.

Certains règlements de copropriétés engagent les investisseurs à participer à l’entretien de l’immeuble, même si les travaux ne concernent pas les emplacements de stationnement (toiture, ascenseurs des parties résidentielles…). En parallèle, il est donc nécessaire de bien éplucher ces documents avant d’investir.

Investir dans un parking permet de réaliser un placement sans pour autant disposer d’un budget conséquent. Par ailleurs, l’acquisition d’un lot de plusieurs places de parking permet de limiter le risque lié à l’absence de locataire, ou alors accroître la rentabilité lorsque tous les lots sont loués.
Enfin, il est nécessaire de bien étudier les supports écrits (règlements de copropriété, procès-verbaux d’assemblée générale) qui peuvent au final avoir un impact sur le rendement net de l’investissement opéré.

Bruno Falcão, Auteur de l’article

Contacter l'auteur de l'article - Edouard Vieilfault

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