Comment organiser mes placements financiers ?

En 2015, plus de 90% des Français détiennent un patrimoine financier, soit des actifs financiers placés ailleurs que sur un compte courant. Pour être efficace ce patrimoine financier doit être organisé suivant plusieurs critères que voici :

Comment trier mes placements

Mes placements financiers sont répartis entre deux ensembles : une partie « sans risque » et une partie « risquée ». A savoir que mes placements à sous-jacents exclusivement immobiliers doivent être traités comme du patrimoine immobilier (ex : parts de SCPI, OPCI, SCI, etc.).

La partie sans risque du patrimoine financier, par définition, ne peut subir aucune perte en capital, à moins d’un défaut de l’établissement auprès duquel le placement a été effectué. Cette partie sans risque implique, en premier lieu, un matelas de sécurité, présent sous forme de liquidités, sur des comptes et livrets bancaires de type Livret A, LDD, compte courant, etc. L’idée est de conserver des liquidités disponibles à tout moment en cas d’imprévu personnel ou professionnel. Déterminer le montant de ce matelas revient, par exemple, à se demander quelle somme vous permettrait de vivre sans revenus pendant six mois ou un an si le niveau de sérénité recherché est élevé. Pour les très hauts revenus, ce matelas peut être ramené à une année d’imposition.

De quoi est composée le reste de la partie sans risque? Globalement des fonds en euro, garantis en capital et présents notamment dans les contrats d’assurance-vie. L’enjeu principal sur ses fonds en euro est d’identifier les perspectives de rendement, afin d’optimiser la rentabilité de vos actifs sans risque. Un plan d’épargne pour la retraite, pour peu qu’il contienne une garantie en capital, est aussi considéré comme sans risque.

La partie risquée est, quant à elle, composée des valeurs mobilières, de type actions, obligations, produits structurés, parts de fonds commun de placements dans l’innovation, investissements dans les PME, etc. Elle inclut aussi les intéressements et participations placés sur des plans d’épargne entreprise, les stock-options et actions gratuites. Cette partie a logiquement un potentiel de gain plus élevé. Néanmoins il est nécessaire d’y diversifier mes placements afin de contrôler au mieux le risque global.

Attention : un placement peut lui-même contenir une partie sans risque et une partie risquée. C’est souvent le cas des contrats d’assurance-vie qui sont investis à la fois sur du fonds en euro et à la fois sur des unités de compte (i.e. actions, parts d’OPCVM, etc.). La part investie sur du fonds en euro est considérée sans risque, la part en unités de compte est, quant à elle, risquée.

Respecter mon profil selon mes placements

La répartition de mes placements « sans risque » et « risqués » doit être en adéquation avec votre profil d’investisseur. Considérez trois profils : prudent, équilibré, dynamique.

Chaque profil correspond à un niveau de tolérance du risque :

  • Un investisseur prudent acceptera une faible rentabilité en contrepartie d’un risque en capital faible.
  • Un investisseur équilibré acceptera un risque de perte en capital pour améliorer sa rentabilité (baisse ou hausse de 5 à 15% par an).
  • Un investisseur dynamique va lui accepter un risque en capital supérieur, équivalent à une perte annuelle au-delà de 15%.

Pour vous aider à déterminer ce niveau de tolérance, il est opportun d’évaluer votre réaction face aux gains et aux pertes subis sur les produits financiers. Ai-je sécurisé chaque plus-value réalisée ? Suis-je resté investi sur les marchés même en période de forte volatilité ? Quel impact aurait une baisse brutale de mon capital sur mon patrimoine global ou sur mes plans de financement à venir?

La répartition correspondante à chaque profil est ensuite la suivante :

  • 2/3 de « sans risque » et 1/3 de « risqué » pour un investisseur prudent,
  • 1/2 de « sans risque » et 1/2 de « risqué » pour un investisseur équilibré,
  • 1/3 de « sans risque » et 2/3 de « risqué » pour un investisseur dynamique.

Organiser mes placements suivant des objectifs

Chaque objectif patrimonial est associé à un horizon différent. J’ai par exemple 40 ans et 2 enfants de 8 et 10 ans. Je planifie l’acquisition d’une résidence principale dans deux ans, le financement des études supérieures de mes enfants dans 8 à 10 ans et la retraite dans 25 ans.

Pour l’objectif d’acquisition de résidence principale, je dois absolument conserver une somme de liquidités équivalente à l’apport souhaité, sans aucun risque en capital. Pour le financement des études de mes enfants l’horizon est plus lointain, il n’est pas exclu que je prenne des risques pour augmenter la rentabilité du capital, en investissant sur les marchés. Pour la retraite enfin, j’ai plutôt l’optique d’obtenir un rendement régulier avec un risque mesuré de sorte à pouvoir garder des projections valides sur mon capital à long terme.

Enfin, il est primordial d’évaluer la liquidité de chaque placement pour, encore une fois, que chacun de vos placements soit en accord avec vos objectifs. Un investissement en actions est liquide car il est récupérable en quelques jours. Une cession immobilière à l’inverse peut prendre quelques mois voire années. Si vous souhaitez effectuer un apport pour l’acquisition d’une résidence principale dont vous ne savez pas si elle aura lieu dans 2 ou 5 ans, considérez l’horizon le plus court, soit 2 ans, et associez le placement adéquat, c’est-à-dire sans risque.

Votre patrimoine financier doit en définitive comprendre un « nombre de lignes » liquides adapté à l’incertitude d’horizon sur vos objectifs à venir.

Auteur : Grégoire Charvériat


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