Patrimoine : Prime à l’action face à l’inaction !

Mieux vaut ne rien faire que faire n’importe quoi : certes, mais dans le contexte actuel, rester passif peut être contre-productif. Le temps qui passe joue contre nous. Les placements « traditionnels » dits « sans risques » ne rémunèrent plus. Chaque année d’inaction est une année perdue qui ne se rattrape pas : un patrimoine se développe sur la longueur. Quelques actions simples décrites ci-dessous, faciles à mettre en place, peuvent faire l’objet d’une première réflexion d’un passage à l’acte imminent : Oui, aujourd’hui, il y a une prime à l’action face à l’inaction.

Penser à renégocier vos prêts…

Les banques ne vont pas revenir vers vous avec une proposition de baisse des taux sur vos emprunts actuels : soyez à la manœuvre et mieux, mettez-les en concurrence. En effet, dans cette situation de taux historiquement bas, les emprunts contractés il y a plus de deux ans peuvent s’avérer intéressants à renégocier. Les gains peuvent aller jusqu’à plusieurs centaines d’euros par mois ou une durée raccourcie. Cette démarche ne vous coûte que du temps et les banques jouent assez bien le jeu.

…ou tout simplement à les rembourser par anticipation

Si vous avez une surabondance de liquidités qui vous rapportent moins que le taux de vos emprunts, votre patrimoine s’érode. L’argent qu’on vous prête vous coûte plus cher que ce que vous rapporte vos placements : autant utiliser son argent mal rémunéré pour rembourser la banque. Il est important d’opérer un calcul précis notamment avec  les éventuelles pénalités de remboursement anticipé du crédit.

Utiliser le levier du crédit

Jamais l’argent n’a été si peu cher. Le coût d’un crédit sur 20 ans est deux fois moins cher qu’il y a 5 ans : nous sommes dans un « market timing » idéal pour emprunter. La question qui suit est bien entendu « quel actif ? ». Le changement de résidence principale est l’acte le plus sûr car « dé-corrélé » de la valeur du marché : si la marché est haut, vous en profiterez lors de la vente de votre bien et inversement lors de l’achat. Par ailleurs, le développement de sources de revenus complémentaires notamment via l’acquisition par emprunt de parts de SCPI de rendement diversifiées peut être envisagé.

Arbitrer vos « fonds €uros » classiques vers d’autres « fonds €uros » plus rémunérateurs

Le support « garanti en capital » dans votre assurance-vie s’appelle un « fonds €uro ». Il est généralement investi en obligations d’état : avec les taux bas (OAT 10 ans : 0.7%) actuels, le rendement de ce support baisse depuis plusieurs années et cela va continuer (2014 : 2.5% / 2015 : 2.25%). Pour faire face, plusieurs assureurs ont anticipé en créant d’autres fonds euros non plus investi sur ce type d’obligations mais dans de l’immobilier professionnel : les rendements s’en ressentent puisqu’en 2014, ces fonds ont versé entre 3.5% et 4% d’intérêts et en 2015, on devrait être dans les mêmes eaux.
Au-delà du matelas de sécurité essentiel à posséder, le trop-plein de liquidités peut être arbitré sur ce type de placement.

La volatilité des marchés financiers créée des opportunités

Les produits à scénarii (ou produits structurés) peuvent s’avérer pertinents dans le contexte actuel. Certains gérants ont pu construire une offre très attractive grâce à la volatilité des marchés financiers avec des coupons annuels de plus de 8% et des protections du capital au terme avec de bonnes conditions.

Ouvrez des assurances-vie et déclenchez l’horloge fiscale

La date d’ouverture d’une assurance-vie est un paramètre important. En effet, c’est à partir de cette date qu’est déterminée votre pression fiscale sur vos plus-values lors des retraits. Après 8 ans, l’impôt est le plus faible. Les 8 ans, de 30 à 38 ans ne sont pas les mêmes que de 48 à 56 ans : ne tardez pas !

L’épargne régulière développe votre patrimoine

La mise en place d’une stratégie rigoureuse dans sa gestion de son épargne permet des résultats fructueux. Déterminez-la précisément (voir l’article : « Quelle est ma capacité d’épargne ? ») et ventilez-la autour de trois horizons : le court terme, moyen terme et le long terme (voir l’article : « comment investir sa capacité d’épargne ? »).
Dans les conditions de marchés financiers actuelles, l’investissement régulier est opportun dans un but de lissage des prix de revient et de maitrise du risque.

Motivée tantôt par le manque de temps, d’information ou la peur de se tromper, l’inaction, encore plus dans le contexte actuel, est « le boulet » du développement patrimonial. Les années qui passent ne se récupèrent pas et les échéances se rapprochent : les leviers s’en voient diminués. Se tourner vers l’action libère et permet de regarder l’avenir avec sérénité. Un conseil patrimonial approprié peut être bienvenu.

Edouard Vieilfault@

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