Quelles sont les différentes sources de revenus patrimoniales à la retraite ?

Le but de cet article est de faire un tour d’horizon des différentes sources patrimoniales de revenus complémentaires dont vous pouvez disposer pour votre retraite ; Ne seront donc pas ici traités le régime générale, ni les complémentaires retraites usuelles (AGIRC, ARRCO).

Il existe différents investissements dirigés vers l’obtention d’un complément de revenus.

Les revenus d’origine immobilière

L’immobilier a toujours été le moyen d’obtenir du complément de revenus sur le long terme ce qui s’applique très bien à la retraite. Les revenus associés sont des revenus fonciers ce qui inclut aussi bien les loyers que vous percevez, que les dividendes de parts de Sociétés Civiles de Placement Immobilier (SCPI).

La fiscalité classique associée est celle du barème progressif d’imposition sur le revenu net de charges déductibles, auquel on ajoute 15.5% de prélèvements sociaux.

Mais il existe deux exceptions  qui sont les régimes micro-BIC et micro-foncier.

Le régime micro-BIC n’est applicable que dans le cas du « loueur en meublé non-professionnel » (LMNP), et si les recettes tirées de cet investissement sont inférieures ou égales à 32 900€. Si l’investisseur rempli cette condition alors, ses recettes LMNP bénéficient d’un abattement de 50% avant calcul de l’impôt.

Petit aparté ici sur le cas particulier du régime LMP (loueur meublé professionnel) et du LMNP avec des recettes supérieures à 32 900 €, où l’investisseur peut amortir son bien chaque année et déduire la valeur de cet amortissement de ses revenus imposables ainsi que les charges inhérentes au bien.

Le régime micro-foncier s’applique lui à l’ensemble des revenus fonciers de la personne s’ils sont inférieurs à 15 000€ par an. L’investisseur bénéficie alors d’un abattement de 30% avant calcul de  l’impôt. Il faut bien noter qu’il est impossible de bénéficier de ce régime si vous possédez de l’immobilier de défiscalisation (Scellier, Pinel, Malraux par exemple), ou avez déclaré un déficit foncier récent.

Prenez bien en compte que ses deux régimes ne permettent pas de déduire de charges (intérêts d’emprunt, charges locatives, frais divers) du montant foncier total imposable contrairement au régime classique. Vous pouvez néanmoins choisir de bénéficier du régime classique d’imposition si vous en faites la demande avant le 1er février de l’année en cours.

Par exemple, si vos charges excèdent 30% de vos recettes fonciers, il vaut mieux ne pas utiliser le micro-foncier.

Les placements financiers générateurs de rente

Il existe un panel de placements financiers dont un des objectifs est de faire bénéficier le souscripteur d’une rente de retraite. On citera l’assurance-vie, le PEA assurance (ou appelé PEA de capitalisation), le PERP, le « Madelin », le PERCO et le contrat de capitalisation.

L’intérêt ne réside pas ici dans l’énumération desdits placements qui sont expliqués de manière exhaustive dans notre livre blanc dédié (Guide pratique des produits financiers : Devenez un investisseur avisé), mais bien de se concentrer sur la nature des rentes.

Il en existe de deux types : à titre gratuit et à titre onéreux.

Les rentes à titre gratuit sont soumises à la même fiscalité que les pensions de retraite, à savoir un abattement vite plafonné de 10% avant une imposition au barème progressif de l’impôt sur le revenu.

Les rentes à titre onéreux elles bénéficient d’une fiscalité particulière qui dépend de l’âge du bénéficiaire quand il les reçoit. Le principe est de les percevoir le plus tard possible pour bénéficier d’un abattement élevé avant le calcul de l’impôt, avec un abattement maximum de 70% si le bénéficiaire à plus de 69 ans.

Sur le cas particulier de l’assurance-vie, les rentes viagères ne sont pas la seule option de complément de revenus à la retraite, il existe la possibilité de faire des retraits partiels programmés accompagnés d’une fiscalité attractive basée sur la durée de détention du contrat d’assurance. L’investisseur a tout intérêt ici à percevoir uniquement la plus-value annuelle de son contrat sous forme de revenus sans toucher au capital, intact pour une transmission future.

De même, Les contrats d’assurance-vie à « variable annuities » allouent une rente définie au moment de la souscription suivant l’âge auquel le bénéficiaire souhaite la percevoir. Peu importe l’évolution du capital détenu sur le contrat, la valeur de la rente ne changera pas, même si le sous-jacent se déprécie.

Le montant du complément de revenu perçu dépendra bien sûr du capital constitué par l’épargnant le moment venu, il est donc logique de penser que plus le rendement du placement est élevé et plus il sera important.

Auteur : Mathias François-Dourthe

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