Faut-il se faire conseiller pour gérer sa succession ?

Un patrimoine se constitue sur une très longue période, entre le début de la vie active et la retraite, soit environ une quarantaine d’années. Une partie de cette construction permet de profiter de la retraite, l’autre partie est destinée aux héritiers, à la transmission. Il est alors frustrant de se dire que les droits de succession vont amputer le fruit d’un travail de longue haleine. La présence d’un conseiller est-elle alors pertinente pour éviter cette frustration ?

Ne pas subir les droits

La tendance naturelle est de remettre la problématique successorale au moment où elle sera forcée d’arriver, c’est-à-dire d’attendre le décès, et ce malgré la frustration citée ci-dessus. Dans ce cas de figure, les droits de succession ont un impact maximal sur l’héritage : autour de 20% pour les enfants par exemple (voir notre article : « Comment sont calculés les droits de succession »).

L’idée est donc d’anticiper, d’avoir quelqu’un qui nous pousse à agir de sorte à atteindre les objectifs souhaités pour que les héritiers n’aient pas à subir ces droits. En matière de succession, plusieurs outils assez simples permettent d’éviter des droits trop importants sans pour autant être contraignants : assurance-vie, démembrement de propriété, donation. Encore-faut-il être en mesure de pouvoir les quantifier de manière optimale.

Se poser les bonnes questions de manière pertinente

Le conseiller ne doit pas être un seul apporteur de connaissances législatives. Il a pour rôle premier  de vous aiguiller sur vos objectifs en matière de succession : qui privilégier, sur quel actif, à quel horizon, etc. Les décisions à prendre et leurs répercussions fiscales ne sont pas les mêmes s’il s’agit de transmettre à vos enfants pour les aider à s’installer ou pour qu’ils jouissent d’un patrimoine après votre décès. Une fois vos objectifs définis, vous pourrez les quantifier en prenant en compte la fiscalité des actifs, les plafonds d’abattement, les exonérations, les horizons de placement, etc.

Par ailleurs, un professionnel a l’avantage d’apporter une vision objective, dans des situations qui peuvent être délicates voire conflictuelles. De plus, il n’est pas forcément évident d’envisager un décès, que ce soit le sien ou celui de l’un de ses proches. Le conseiller doit pouvoir vous orienter sur le processus à suivre avec une touche rationnelle de sorte à parvenir à vos objectifs dans les meilleures conditions.

S’informer des évolutions législatives

D’année en année, les lois liées à la succession évoluent et les changements sont parfois difficiles à suivre. Par exemple, les réponses aux questions suivantes ont grandement différé d’une époque à l’autre :

  • Qui devra payer des droits de succession ?
  • Comment s’échelonnent les droits de succession ?
  • De quel abattement bénéficieront les héritiers sur la succession ?
  • Qu’en est-il des dettes du défunt ?
  • Dois-je intégrer mon patrimoine immobilier dans une société familiale ?
  • Est-il judicieux d’effectuer des donations de manière précoce ?
  • Quel intérêt ai-je à prêter à mon enfant ?
  • Dans quels cas est-il intéressant d’effectuer un démembrement de propriété ?
  • Comment protéger à la fois mon conjoint et mes enfants ?

Il est alors nécessaire d’avoir une personne en face de vous capable de vous apporter les réponses adaptées en fonction des règles en vigueur.

Enfin, une fois les objectifs fixés et les choix quantifiés en fonction de la réglementation, le conseiller pourra vous aider à élaborer un plan d’actions. L’avantage de définir ce plan d’actions vous permettra de fixer des échéances et d’agir dans le temps pour encore une fois ne pas subir au moment de la succession.

Grégoire Charvériat


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